Groupes Coupe du Monde 2026 — Tirage, Compositions et Pronostics

Les 12 groupes de la Coupe du Monde FIFA 2026 avec compositions et pronostics

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Douze groupes au lieu de huit. Ce changement arithmétique a des conséquences tactiques, stratégiques et financières que la plupart des analyses ne mesurent pas. Pour la première fois depuis l’instauration du format à groupes en 1950, la FIFA a opté pour douze poules de quatre équipes, avec un système de meilleurs troisièmes qui qualifie 32 équipes sur 48 pour la phase éliminatoire. Résultat : 66.7 % des participants passent au tour suivant, contre 50 % dans l’ancien format à 32 équipes.

Pour le parieur, cette abondance de matchs de poules — 48 au total répartis sur 17 jours — représente un terrain d’analyse sans précédent. Mais tous les groupes ne se valent pas. Certains sont des couloirs de qualification prévisibles, d’autres sont des pièges où trois équipes se disputeront deux places et demie dans un chaos tactique. Ce décryptage des groupes de la Coupe du Monde 2026 vous fournit une grille de lecture complète : composition, dynamique, cotes de qualification, et mon pronostic pour chaque poule.

Les groupes en un coup d’œil

Le tirage au sort de décembre 2025 au Kennedy Center de Washington a produit des poules aux profils très contrastés. Les groupes A (Mexique, Corée du Sud, Afrique du Sud, Tchéquie) et G (Belgique, Égypte, Iran, Nouvelle-Zélande) apparaissent comme les plus ouverts, sans véritable favori écrasant. À l’inverse, les groupes H (Espagne, Uruguay, Arabie Saoudite, Cabo Verde) et I (France, Sénégal, Norvège, Irak) concentrent la plus forte densité de talent par poule. Le Groupe B de la Suisse (Canada, Qatar, Bosnie-Herzégovine) est classé parmi les groupes de difficulté moyenne — favorable sur le papier, mais avec un pays hôte et une équipe de Bosnie qui n’a rien à perdre. Pour les parieurs, la règle d’or en phase de poules est simple : les groupes les plus déséquilibrés offrent les cotes les moins intéressantes, car le marché anticipe correctement les issues. La valeur se cache dans les groupes équilibrés où l’incertitude est maximale.

12 groupes de 4 — le nouveau système de qualification

Avant de plonger dans chaque groupe, une précision technique est indispensable pour éviter les erreurs de paris. Le système de qualification a changé par rapport aux éditions précédentes, et cette nuance a un impact direct sur les marchés de cotes.

Dans l’ancien format à 32 équipes (8 groupes de 4), les deux premiers de chaque groupe se qualifiaient — c’est tout. Avec 12 groupes de 4, le système est plus complexe : les deux premiers de chaque groupe (24 équipes) sont qualifiés automatiquement, auxquels s’ajoutent les 8 meilleurs troisièmes sur 12 (évalués selon les points, la différence de buts, puis les buts marqués). Cela signifie que seuls 4 troisièmes sur 12 sont éliminés — autrement dit, finir troisième de son groupe suffit dans deux tiers des cas pour passer au tour suivant.

Cette mécanique change fondamentalement le calcul des paris de qualification. Un pari « l’équipe X se qualifie pour les huitièmes » ne signifie plus simplement « l’équipe X finit dans les deux premiers ». Une équipe qui termine troisième avec 4 points (une victoire, un nul, une défaite) a de très bonnes chances de figurer parmi les meilleurs troisièmes — en 2022, 4 points auraient suffi dans 10 des 12 groupes simulés. Les cotes de qualification reflètent déjà cette réalité, mais les cotes de « premier du groupe » ou de « classement exact » sont des marchés plus fins où l’analyse peut apporter un avantage.

Un autre effet du nouveau format : les matchs de troisième journée deviennent tactiquement plus complexes. Dans l’ancien système, une équipe éliminée avant le dernier match n’avait plus rien à jouer. Avec les meilleurs troisièmes, chaque but compte — même un troisième du groupe peut améliorer sa position en marquant un but supplémentaire lors du dernier match. Pour le parieur, cela signifie que les matchs de troisième journée entre équipes à 1 ou 3 points seront plus disputés et moins prévisibles que dans l’ancien format, où les « matchs morts » produisaient des résultats erratiques.

Groupes A à F — compositions et analyse

Groupe A — Mexique, Corée du Sud, Afrique du Sud, Tchéquie

Le groupe d’ouverture, accueilli par le Mexique à l’Estadio Azteca le 11 juin, est l’un des plus ouverts du tournoi. Le Mexique bénéficie de l’avantage du terrain et d’une tradition de performances en phase de poules à domicile (le Mexique n’a jamais été éliminé en poules d’un Mondial qu’il organisait ou co-organisait). La Corée du Sud apporte sa solidité habituelle et un classement Elo supérieur à celui du Mexique — les Guerriers de Taegeuk ont atteint les huitièmes en 2022 et possèdent un noyau de joueurs évoluant en Premier League et Bundesliga. L’Afrique du Sud, de retour au Mondial après une longue absence, et la Tchéquie, qualifiée via les playoffs avec un parcours éliminatoire solide, complètent un groupe sans favori incontesté. Mon pronostic : Corée du Sud et Mexique se qualifient, mais les quatre équipes se tiennent dans un mouchoir de poche. Les cotes de premier du groupe sont serrées — un terrain idéal pour les paris sur le classement exact. Un pari sur l’Afrique du Sud troisième ou mieux pourrait offrir une valeur intéressante si les cotes dépassent 2.50.

Groupe B — Canada, Suisse, Qatar, Bosnie-Herzégovine

Le groupe de la Nati mérite une analyse approfondie que je développe dans la page dédiée au Groupe B. En résumé : la Suisse est favorite, le Canada dispose de l’avantage du terrain pour le dernier match à Vancouver, le Qatar est l’adversaire le plus abordable sur le papier (93e au classement Elo, trois défaites en poules en 2022), et la Bosnie-Herzégovine est l’inconnue motivée par sa qualification historique aux dépens de l’Italie. La dynamique la plus probable est une qualification suisse et canadienne, mais une surprise bosnienne n’est pas exclue. Mes cotes préférées dans ce groupe : la victoire suisse contre le Qatar le 13 juin (cote attendue autour de 1.55) et le draw no bet sur Suisse contre Bosnie le 18 juin.

Groupe C — Brésil, Maroc, Haïti, Écosse

Le groupe le plus passionnant sur le plan narratif. Le Brésil, favori du tournoi, affronte le Maroc, demi-finaliste en 2022 et meilleure équipe africaine du classement Elo. Ce duel pour la première place est un match de quart de finale déguisé en phase de poules — deux styles diamétralement opposés (le flair brésilien contre la rigueur défensive marocaine), deux ambitions de premier plan, et des cotes qui refléteront l’intensité de l’enjeu. Le Maroc a prouvé en 2022 qu’il pouvait battre la Belgique, l’Espagne et le Portugal — ajouter le Brésil à cette liste n’est pas un fantasme.

Haïti, qualifié pour la première fois depuis 1974, vit un rêve éveillé mais sera le sparring-partner du groupe. La taille du pays (11 millions d’habitants) et les conditions d’infrastructure du football local rendent l’exploit de la qualification d’autant plus remarquable. L’Écosse, solide en qualification mais limitée en profondeur d’effectif par rapport aux trois autres nations du groupe, visera une troisième place qualificative — un objectif réaliste si les Écossais battent Haïti et arrachent un point contre le Brésil ou le Maroc. Mon pronostic : Brésil premier, Maroc deuxième, Écosse troisième — mais le match Brésil-Maroc pourrait basculer dans les deux sens, et les cotes de victoire marocaine (autour de 5.00 à 6.00) sont à examiner sérieusement.

Groupe D — États-Unis, Paraguay, Australie, Türkiye

Le groupe du pays hôte principal. Les États-Unis joueront la plupart de leurs matchs de poule devant un public acquis, un avantage que les cotes sous-estiment rarement pour un pays hôte. L’effectif américain, porté par Christian Pulisic et Weston McKennie, mélange technique européenne et athlétisme nord-américain dans un dosage que Jesse Berhalter a peaufiné depuis la qualification automatique. Le Paraguay, qualifié de justesse en fin de campagne CONMEBOL, est un outsider coriace mais limité en profondeur d’effectif — les Guaraníes jouent traditionnellement un football de combat qui peut poser des problèmes à n’importe quel favori sur un match. L’Australie, régulière en Coupe du Monde depuis 2006, apporte de l’expérience en grandes compétitions et un collectif soudé. La Türkiye, demi-finaliste de l’Euro 2024, possède un effectif jeune et imprévisible mené par Arda Güler et Kenan Yıldız, deux talents capables de faire basculer n’importe quel match. Mon pronostic : États-Unis premiers, Türkiye deuxième — mais la Türkiye est le genre d’équipe qui peut aussi bien dominer le groupe que s’effondrer dès le premier match. Les cotes sur une victoire turque contre les USA pourraient offrir de la valeur si elles dépassent 4.00.

Groupe E — Allemagne, Équateur, Côte d’Ivoire, Curaçao

Un groupe avec un favori clair (Allemagne) et un duel intéressant pour la deuxième place entre l’Équateur et la Côte d’Ivoire. L’Allemagne, revigorée par l’Euro 2024 à domicile, devrait dominer la poule sans forcer. L’Équateur, jeune et athlétique, a terminé quatrième des qualifications CONMEBOL — un résultat qui témoigne d’une progression réelle. La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique 2024, possède des individualités de classe mondiale (Sébastien Haller, Ibrahim Sangaré) mais une moindre expérience collective en Coupe du Monde. Le Curaçao, 150 000 habitants, vit ses premiers pas sur la scène mondiale. Mon pronostic : Allemagne première, Équateur deuxième, Côte d’Ivoire troisième qualifiable.

Groupe F — Pays-Bas, Japon, Tunisie, Suède

Le groupe de la mort officieux. Les Pays-Bas et le Japon sont séparés par moins de 30 places au classement Elo, et la Tunisie (victorieuse de la France en poules en 2022, rappelons-le) n’est pas un faire-valoir. La Suède, en reconstruction après l’ère Ibrahimović, complète une poule où aucun match ne sera joué d’avance. Le Japon est l’équipe la plus dangereuse du chapeau 2 — les Samouraï Bleus ont battu l’Espagne et l’Allemagne en 2022 et disposent d’un effectif de classe européenne. Mon pronostic : Pays-Bas premiers d’un souffle, Japon deuxième, Tunisie troisième avec un espoir de qualification comme meilleur troisième. Ce groupe produira les matchs les plus imprévisibles de la phase de poules — et donc les meilleures opportunités de paris.

Tableau détaillé des groupes A à F de la Coupe du Monde 2026

Groupes G à L — compositions et analyse

Groupe G — Belgique, Égypte, Iran, Nouvelle-Zélande

Le groupe le plus déséquilibré du tournoi en termes de classement Elo. La Belgique, malgré ses interrogations générationnelles, est largement au-dessus de ses trois adversaires en termes de profondeur d’effectif. Kevin De Bruyne reste l’un des milieux de terrain les plus complets du football mondial, et l’arrière-garde belge, reconstruite autour de jeunes défenseurs de Premier League, a retrouvé une solidité que le déclin de Vertonghen et Alderweireld avait compromise. L’Égypte de Mohamed Salah est la seule équipe capable de contester la première place — Salah, à 34 ans, joue probablement son dernier Mondial et voudra marquer l’événement. L’Iran, régulier en qualification asiatique mais rarement compétitif en phase finale mondiale (une seule victoire en Coupe du Monde depuis 1998), et la Nouvelle-Zélande, unique représentante de l’OFC avec un football semi-professionnel, se disputeront la troisième place. Pour le parieur, les cotes de qualification dans ce groupe offrent peu de valeur — la hiérarchie est trop lisible. En revanche, les marchés de nombre de buts (over/under) sur les matchs Belgique-Nouvelle-Zélande ou Belgique-Iran peuvent offrir des opportunités, car les larges victoires sont probables. Mon pronostic : Belgique première, Égypte deuxième.

Groupe H — Espagne, Uruguay, Arabie Saoudite, Cabo Verde

Le groupe le plus relevé du chapeau haut. L’Espagne et l’Uruguay dans la même poule, c’est un quart de finale avant l’heure. L’Espagne, championne d’Europe, est favorite mais l’Uruguay de Bielsa n’a peur de personne — quatre titres mondiaux, une combativité légendaire, et Federico Valverde au sommet de son art. L’Arabie Saoudite, capable de coups d’éclat (la victoire contre l’Argentine en 2022 en est la preuve), rend ce groupe dangereux pour les deux favoris. Le Cabo Verde, première participation, sera le Petit Poucet. Mon pronostic : Espagne et Uruguay se qualifient, mais l’ordre dépendra de la confrontation directe. Les cotes de victoire uruguayenne contre l’Espagne, autour de 4.50 à 5.50, offrent de la valeur réelle.

Groupe I — France, Sénégal, Norvège, Irak

Le groupe de la France est un piège sénégalais déguisé en formalité. Les Bleus sont favoris, personne ne le conteste. Mais le Sénégal, champion d’Afrique 2022 et quart-de-finaliste potentiel, possède les armes pour bousculer la France en confrontation directe. La Norvège d’Erling Haaland ajoute un danger supplémentaire — un seul joueur capable de transformer n’importe quel match en exploit individuel. L’Irak, qualifié via la confédération asiatique, complétera le groupe avec l’énergie d’une nation qui redécouvre la scène mondiale. Mon pronostic : France première, Sénégal deuxième — mais le match France-Norvège sera décidé par la capacité (ou non) des Bleus à neutraliser Haaland. Les cotes de victoire norvégienne contre la France, si elles dépassent 5.00, méritent un regard attentif.

Groupe J — Argentine, Algérie, Autriche, Jordanie

Le groupe du tenant du titre est confortable sur le papier. L’Argentine de Scaloni, même sans Messi au sommet de sa forme, dispose d’un effectif supérieur à chacun de ses adversaires — Julián Álvarez, Enzo Fernández et Alexis Mac Allister forment un axe central qui serait titulaire dans la plupart des sélections du monde. L’Autriche, sous l’impulsion de Ralf Rangnick, est une équipe méthodique qui a surpris à l’Euro 2024 en éliminant les Pays-Bas en huitièmes — un résultat qui a placé cette sélection sur la carte. Le style Rangnick, basé sur un pressing haut et des transitions rapides, est redoutablement efficace contre les équipes de possession. L’Algérie, portée par une diaspora passionnée et un football combatif, peut créer des difficultés à quiconque en match unique — la mémoire du Mondial 2014 (huitièmes de finale atteints, prolongation face à l’Allemagne) reste un point de référence. La Jordanie fait ses débuts en Coupe du Monde après une qualification asiatique remarquable couronnée par une finale de Coupe d’Asie 2024. Mon pronostic : Argentine première confortablement, Autriche deuxième, Algérie troisième avec un espoir de meilleur troisième qualifié. Le match Algérie-Argentine sera le plus suivi au Maghreb et en France — les cotes de victoire algérienne, si elles dépassent 8.00, rappelleront la victoire saoudienne de 2022 contre le même adversaire.

Groupe K — Portugal, Ouzbékistan, Colombie, RD Congo

Un groupe sous-estimé par les médias européens. Le Portugal est favori, mais la Colombie de Néstor Lorenzo est en pleine ascension — qualifiée troisième en CONMEBOL, portée par Luis Díaz et une profondeur d’effectif impressionnante. Le duel Portugal-Colombie pour la première place est l’un des plus intéressants du premier tour. L’Ouzbékistan, qualifié pour la première fois, apporte un football technique forgé dans les compétitions asiatiques. La RD Congo, nation de 100 millions d’habitants, retrouve le Mondial avec un vivier de talents encore sous-exploité. Mon pronostic : Portugal et Colombie se qualifient, l’ordre dépendra de la confrontation directe. La cote colombienne pour terminer première du groupe, si elle dépasse 3.00, est un pari de valeur.

Groupe L — Angleterre, Croatie, Ghana, Panama

Le dernier groupe offre un duel de prestige entre l’Angleterre et la Croatie — deux demi-finalistes de 2018, deux équipes qui se connaissent par cœur. L’Angleterre est favorite, mais la Croatie de Luka Modrić (probablement sa dernière Coupe du Monde à 40 ans) ne renonce jamais — la mémoire de la demi-finale de 2018 et de la troisième place de 2022 est encore fraîche. Le Ghana et le Panama se disputeront la troisième place, avec un avantage ghanéen sur le papier. Mon pronostic : Angleterre première, Croatie deuxième — mais ne sous-estimez pas la capacité croate à terminer devant les Anglais. Le match Angleterre-Croatie sera l’un des plus suivis de la phase de poules, et les cotes de victoire croate (autour de 4.00 à 5.00) intégreront un public anglais qui comprimera les cotes des Three Lions.

Groupe B en détail — la Suisse face au Canada, Qatar et Bosnie

Vous l’avez deviné, c’est la poule qui m’intéresse le plus — et celle qui intéresse le plus les parieurs suisses. Permettez-moi d’aller au-delà du résumé présenté plus haut.

La Suisse entre dans ce Groupe B avec le statut de favorite discrète. Le classement Elo place la Nati au-dessus de ses trois adversaires, mais l’écart n’est pas un gouffre — surtout face au Canada, qui bénéficie d’une dynamique de pays hôte et d’un effectif en nette progression sous Jesse Marsch. L’avantage de la Suisse est l’expérience : cette équipe sait gérer les phases de poules d’un grand tournoi. Depuis 2014, la Nati est sortie de son groupe à chaque Mondial et à chaque Euro auxquels elle a participé. Cette régularité n’est pas un hasard — c’est le produit d’une culture tactique et d’une discipline collective que peu d’équipes de ce calibre peuvent revendiquer.

Le calendrier favorise la Suisse. Le premier match contre le Qatar (13 juin, 21h CEST, Levi’s Stadium) offre l’opportunité d’une entrée en matière positive contre l’adversaire le plus faible du groupe. Le Qatar, malgré son titre de champion d’Asie 2023, reste marqué par ses trois défaites en phase de poules du Mondial 2022 — un traumatisme qui pèse sur la confiance collective. Le deuxième match contre la Bosnie-Herzégovine (18 juin, 21h CEST, SoFi Stadium) est le vrai test : la Bosnie, galvanisée par sa qualification historique face à l’Italie, arrivera avec une énergie et une détermination que les cotes pourraient sous-estimer. Le troisième match contre le Canada (24 juin, 21h CEST, BC Place) sera décisif pour le classement du groupe — jouer à Vancouver face à un public canadien enthousiaste est un défi que les cotes intègrent, avec la Suisse qui sera probablement cotée comme légère outsider ou à parité.

Pour les paris, trois marchés à surveiller dans ce groupe : le pari « Suisse première du Groupe B » (cote attendue entre 2.20 et 2.80), le pari « Suisse qualifiée pour les huitièmes » (cote entre 1.35 et 1.50), et le pari « Bosnie-Herzégovine troisième ou mieux » (cote entre 1.80 et 2.20). Ce dernier est mon pari favori du groupe — la Bosnie a le profil d’une équipe qui prend des points contre les favoris mais perd les matchs qu’elle devrait gagner.

Les groupes les plus relevés et les plus ouverts

Trois groupes se détachent par leur densité compétitive. Le Groupe F (Pays-Bas, Japon, Tunisie, Suède) est la poule de la mort officielle — quatre équipes capables de battre n’importe qui sur un match, aucune certitude sur les deux qualifiés, et des cotes de qualification qui reflètent cette incertitude avec des valeurs serrées entre 1.50 et 3.00 pour chaque équipe. Le Groupe H (Espagne, Uruguay, Arabie Saoudite, Cabo Verde) concentre deux puissances mondiales dans la même poule, ce qui garantit au moins un match de gala et une élimination précoce d’un favori potentiel. Le Groupe K (Portugal, Ouzbékistan, Colombie, RD Congo) combine un favori européen et un outsider sud-américain redoutable dans un duel pour la première place.

À l’opposé, les groupes les moins relevés sont le Groupe G (Belgique nettement au-dessus) et le Groupe E (Allemagne dominante). Ces groupes produiront des matchs de poules prévisibles en termes de résultats — mais attention, « prévisible » ne signifie pas « rentable ». Les cotes reflètent déjà cette prévisibilité, et parier sur la Belgique à 1.15 pour battre la Nouvelle-Zélande ne rapporte quasiment rien. La vraie valeur dans les groupes déséquilibrés se trouve dans les marchés secondaires : le nombre exact de buts, le score correct, ou le handicap asiatique.

Pour le parieur suisse qui souhaite une vue d’ensemble, le critère le plus utile est le coefficient de compétitivité du groupe — la proximité des classements Elo entre les quatre équipes. Plus les classements sont proches, plus le groupe est imprévisible, et plus les cotes offrent d’opportunités. Le Groupe F est le champion incontesté de cette métrique, suivi des Groupes A, H et K.

Comment se qualifier — le casse-tête des meilleurs troisièmes

Le système des meilleurs troisièmes est la grande nouveauté de ce Mondial pour les parieurs, et celui qui le maîtrise aura un avantage significatif sur les marchés de qualification. Voici comment fonctionne le classement des troisièmes.

Les 12 équipes classées troisièmes de leur groupe sont comparées entre elles selon trois critères, dans cet ordre : nombre de points, différence de buts, puis nombre de buts marqués. Les 8 meilleures se qualifient, les 4 pires sont éliminées. En pratique, une simulation basée sur les données des trois derniers Mondiaux (projetées sur 12 groupes) montre qu’un troisième avec 4 points se qualifie dans environ 90 % des cas. Avec 3 points et une différence de buts positive, la probabilité tombe à environ 60 %. Avec 3 points et une différence de buts négative, c’est du 50-50 — un pile ou face dont les cotes devraient refléter cette incertitude.

L’implication concrète pour les paris : dans un groupe où votre équipe risque de terminer troisième, regardez les cotes de « qualification pour les huitièmes » plutôt que de « premier ou deuxième du groupe ». La différence de cote entre ces deux marchés intègre la probabilité de passer comme meilleur troisième, et cette probabilité est souvent sous-estimée par les parieurs occasionnels qui raisonnent encore dans l’ancien format. Une équipe comme l’Écosse (Groupe C), la Côte d’Ivoire (Groupe E), ou la Tunisie (Groupe F), cotée à 3.50 pour se qualifier, pourrait offrir de la valeur si vous estimez que la voie du meilleur troisième est crédible.

Schéma du système de qualification des meilleurs troisièmes au Mondial 2026

12 poules, 48 matchs, et une phase de poules qui va vite

Les groupes de la Coupe du Monde 2026 dessinent un premier tour dense et varié — 48 matchs de poules en 17 jours, soit près de trois matchs par jour en moyenne. Pour le parieur suisse, cette intensité est une aubaine : chaque journée apportera son lot de données fraîches, de confirmations et de surprises. L’enjeu est de rester discipliné face à cette abondance — ne pas parier sur tous les matchs, se concentrer sur les groupes que l’on connaît le mieux, et ajuster ses estimations en temps réel au fil du tournoi.

Le Groupe B de la Suisse est le point de départ naturel. Mais les groupes F, H, K et I méritent une attention particulière pour les parieurs qui cherchent la valeur au-delà du prisme helvétique. Ce sont les poules où l’incertitude est maximale, où les cotes sont les plus fluides, et où un avantage informationnel — même minime — peut se transformer en rendement concret sur la durée du tournoi.

Un dernier rappel méthodologique : la phase de poules est le moment du tournoi où la discipline de bankroll compte le plus. Avec des matchs chaque jour pendant plus de deux semaines, la tentation de surexposer son capital est réelle. Gardez en tête que la phase éliminatoire — avec ses matchs à enjeu, ses prolongations et ses tirs au but — offrira des opportunités d’une autre nature. Préservez vos munitions pour les moments où votre analyse aura été affinée par 17 jours d’observation. C’est là que les parieurs méthodiques creusent l’écart.

Questions fréquentes sur les groupes du Mondial 2026

Combien de groupes y a-t-il à la Coupe du Monde 2026 ?

La Coupe du Monde 2026 comporte 12 groupes de 4 équipes, contre 8 groupes de 4 dans l’ancien format. Les deux premiers de chaque groupe et les 8 meilleurs troisièmes (sur 12) se qualifient pour les huitièmes de finale, soit 32 équipes sur 48.Dans quel groupe joue la Suisse au Mondial 2026 ?

La Suisse est dans le Groupe B avec le Canada (co-hôte), le Qatar et la Bosnie-Herzégovine. Les matchs de la Nati se jouent le 13 juin (Qatar, Levi’s Stadium), le 18 juin (Bosnie, SoFi Stadium) et le 24 juin (Canada, BC Place), tous à 21h heure suisse (CEST).Comment fonctionne le système des meilleurs troisièmes ?

Les 12 équipes classées troisièmes de leur groupe sont comparées par points, différence de buts, puis buts marqués. Les 8 meilleures se qualifient pour les huitièmes de finale. Un troisième avec 4 points se qualifie dans environ 90 % des scénarios simulés.Quel est le groupe de la mort au Mondial 2026 ?

Le Groupe F (Pays-Bas, Japon, Tunisie, Suède) est considéré comme la poule de la mort, avec quatre équipes de niveau comparable et aucune issue prévisible. Le Groupe H (Espagne, Uruguay, Arabie Saoudite, Cabo Verde) est également très relevé en haut du classement.

Par l’équipe Coup de Sifflet — Analyste Football et Paris Sportifs, spécialiste des compétitions internationales. 9 ans d’expérience.